Légende Urbaine du Xiongqi
Sous une lune de jade, Zhang s'endormit près du ruisseau murmurant. Sa journée aux rizières l'avait épuisé jusqu'à la moelle des os.
He Xiangu apparut dans la brume nacrée. Le paysan ne put dire si c'était rêve ou réalité. La déesse ne marchait pas, elle ondulait comme l'eau qui coule.

Écoute,
murmura-t-elle, sa voix semblable au tintement des cloches de temple.
Il y a huit chemins, huit horizons où les contraintes conventionnelles sont levées.
Des fragments d'images traversèrent l'esprit de Zhang : des élans de jade, des éléphants dansant vers un pays lointain, une assemblée de pandas avançant en silence sur un plateau céleste.
Le Roi est de retour,
annonça-t-elle, avec le lapin volant dont les bonds percent les voiles du monde.
Zhang tendit la main, mais ses doigts ne rencontrèrent que l'air du soir.
Dans les cycles perpétuels, nul n'est condamné à sa condition initiale,
furent ses derniers mots avant que la vision ne s'estompe.
À l'aube, Zhang se réveilla, troublé. Sur le sol humide, son doigt avait tracé des motifs étranges pendant son sommeil. Un plateau à huit directions, des pièces en mouvement, des règles nouvelles.
Ainsi naquit le Xiongqi, non pas simplement comme un jeu, mais comme le symbole d'une évolution, inspiré par la sagesse ancestrale et le courage de ceux qui osent rêver.